l'impact des réseaux sociaux

Un bruit qui court…

Mis en ligne le 22/04/2022

Il y a plus de 30 ans, “un bruit” qui courait dans une cour contenait des cris, des larmes, des insultes parfois, une divergence d’opinion toujours. “Ce bruit” se déplaçait dans la cour, entrait parfois dans les classes et venait toujours, en définitive, mourir dès lors qu’il touchait le portail de l’école. Il lui arrivait parfois de reprendre vie le lendemain, quand il restait accroché aux arbres, aux bancs ou aux cœurs de ceux qui vivaient “ce bruit”. Mais comme un feu non alimenté, il ne reprenait pas avec autant de puissance. Les esprits tendent à se calmer quand ils n’entendent plus le bruit durant plusieurs heures, quand ils peuvent se recharger, quand ils peuvent se reposer. Aujourd’hui, un bruit qui court contient autant de véhémences qu’auparavant, mais il ne s’arrête plus au portail. Les insultes, les rumeurs, et tous ces petits bruits si traumatisants pour nos jeunes n’ont plus de contenants. Le bruit qui court ne craint plus de sortir de l’école et de s’insérer dans le foyer de chaque jeune, même de ceux qui ne connaissent pas l’enfant qui le vit. Que s’est-il passé?

 

Le bruit qui court ne se contente plus de se dire, il s’écrit, il se photographie et se filme. Il s’expose sur des réseaux, à la base interdit aux moins de 13 ans. Sous couvert d’un maintien des relations sociales lors du confinement de 2020-21, 69% des jeunes de 8 à 18 ans se sont inscrits sur les réseaux ( Enquête de 2021 de E-Enfance).  

TIKTOK, Snapchat, Instagram, Facebook, même combat! Le bruit qui court a trouvé de nouveaux lieux pour s’expanser, pour se diversifier et survivre au-delà du portail de l’école. Il est difficile en tant que parent de réaliser à quel point le bruit qui court peut déstabiliser un jeune dans toutes les sphères de sa vie. Mais pour lui : Terminé le repos, fini le calme et la sérénité! Le bruit qui court les suit dans le bus,  apparaît dans leur chambre, devant la télé, sous la couette, PARTOUT ! Il n’y a plus aucun lieu sécurisé, aucun lieu réconfortant.
Certains jeunes éteignent leur portable pour faire taire le bruit qui court, tout en ne cessant d’y penser et en sachant pertinemment qu’une fois leur smartphone allumé, l’histoire se répétera.  

Alors comment faire ?

Lorsque votre enfant a souhaité faire du vélo sans les petites roues vous lui avez appris les gestes qu’il devait faire, la posture qu’il devait avoir pour une pratique optimale. Il en est de même pour l’usage de son téléphone. Bien que largement plus à l’aise que nous face aux nouvelles technologies, ils n’en connaissent pas pour autant les règles, la posture à adopter sur le net, ni même ce qui est acceptable ou non.
C’est à vous parents, de les éduquer comme vous l’avez toujours fait. Apprenez-leur à ne pas se sentir invincible, caché derrière un écran. Apprenez-leur à respecter les autres même ceux qu’ils ne connaissent pas et éduquez-les à laisser, comme vous le faisiez à l’époque, le bruit qui court à l’école ou au collège en leur apprenant à communiquer autrement.

Il est urgent de remettre une part de réalité dans le monde virtuel de vos enfants. Il est urgent de les éduquer afin qu’aucun d’entre vous n’ai besoin d’appeler le 3018 (numéro dédié aux violences numériques) ou de faire face au fait que votre enfant est un cyber harceleur. 

 

L’éducation passe par la prévention, les réseaux sont devenus une activité, un jeu, une occupation comme une autre dans la vie de vos enfants : apprenez-leur à s’en servir en toute sécurité et à ne plus alimenter le bruit qui court. 

Parents vous êtes soucieux de l'utilisation des réseaux sociaux par votre enfant ?

alerte à la bombe

Votre enfant ou adolescent traverse des périodes parfois compliquées et il peut être difficile en tant que parent de reconnaître les signes d’un véritable mal-être. Se plonger dans les réseaux sociaux ou derrière son écran peut-être une solution pour votre enfant.

Ne laissez plus une problématique, ni un doute s’installer !

Consultez Parent’UP et obtenez des solutions pour agir par vous-même ou consultez directement l’un de nos psychologues.


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